Partager l'article ! Appel aux représentants des partis et élus balnéolais: En liaison avec l’action du « Comité national pour un référendum », un ...
En liaison avec l’action du « Comité national pour un référendum », une réunion publique s’est tenue le mardi 29 janvier à Bagneux, à l’invitation des organisations locales : ATTAC, Les alternatifs, LCR, Collectif local gauche alternative et écologique, PCF.
A l’issue de cette réunion, les participants ont estimé nécessaire de demander aux représentants balnéolais des partis politiques ayant des députés et sénateurs d’inviter ceux-ci à voter, au Congrès de Versailles, contre la révision de la Constitution qui permettrait la ratification du « nouveau » Traité européen par la voie parlementaire en écartant un référendum.
Quel que soit le point de vue des parlementaires convoqués à Versailles sur le traité européen, frère jumeau de la « constitution » rejetée par référendum en 2005 par les peuples français et néerlandais, il s’agit, pour nous, du respect du vote populaire, du suffrage universel qui veut que ce nouveau traité soit ratifié par référendum. C’est une exigence démocratique fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu’il a fait ou défait.
C’est , comme le dit l’appel du CNR, « Une condition pour qu’ait lieu le grand débat public sur l’avenir et les transformations à entreprendre en France et en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays dépendent des politiques européennes, comment justifier qu’on refuse au peuple de s’exprimer ? ».
M.Sarkozy veut éviter le vote populaire. Avant lui, aucun président de la Vème République n’avait osé se livrer à un tel déni de démocratie, véritable coup d’état. Puisqu’il persiste dans son refus de donner la parole au peuple, c’est le devoir des députés et sénateurs de l’y contraindre : il suffit que 2/5 d’entre eux, et en particulier tous ceux de gauche, votent, sans abstention, contre toute révision de la constitution, au Congrès de Versailles. Et cela, quelle que soit leur position sur le traité. Un vote pour la révision de la constitution, donnant pleins pouvoirs à Sarkozy à quelques mois de la présidence française de l’UE, serait une véritable forfaiture.
Nous serons à Versailles le lundi 4 février pour les interpeller, et prenons positivement acte de l’engagement écrit de notre députée-maire, MH Amiable, d’être au Congrès et de voter non à la révision de la constitution.
Quel que soit le vote du Congrès, la bataille pour donner la parole au peuple sur les enjeux européens et faire la lumière sur le texte du traité ne va pas s’arrêter, et pas seulement en France. Ce traité n’entrerait en vigueur que s’il était ratifié par les 27 pays européens. Partout, les gouvernants veulent empêcher la tenue de référendums, alors que de fortes majorités de la population le réclament, ce qui souligne une fois de plus le profond divorce entre les peuples et les gouvernants acharnés à refuser l’Europe des peuples et de la solidarité au profit d’une Europe de la concurrence et de la spéculation financière sans limites.
Nous appelons à poursuivre cette bataille avec le CNR et en se rassemblant à Bagneux avec toutes les personnes et les forces qui le souhaitent. C’est une urgence démocratique et citoyenne.
Les participants à la réunion du 29 janvier.
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