Dimanche 24 février 2008
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Sur la base d'un projet municipal et de nombreuses convergences au niveau des transformations sociales et écologiques à réaliser, l'unité de la gauche de la gauche a pu commencer à se construire
à Bagneux
Aussi pour permettre à ce courant de la gauche résolument écologiste et féministe dont l'émergence s'est manifestée dans et par les candidatures aux présidentielles (la candidature de José Bové
mais d'une certaine manière aussi la LCR), nous n'avions, puisque nous n'étions pas un courant fréquentable par la « gauche unie » traditionnelle (à Bagneux communistes, socialistes,
verts) d'autre alternative que de tenter de présenter une liste aux municipales.
Nous n'avons pas réussi à trouver 19 candidates à temps pour aller déposer comme nous l'avions prévu, une liste Gauche alternative écologiste et féministe.
Tout était prêt mais il nous a manqué 3 candidates.
Les forces des Alternatifs et du collectif local issu du collectif constitué autour de la candidature de José Bové ne sont pas importantes, celles de la LCR au niveau local non plus.
Nous ne concluons pas de l'accord réalisé entre les Alternatifs, la LCR et la Gauche alternative et écologiste qu'un travail commun pourra se faire sur tous les terrains de lutte.
Les stratégies des Alternatifs, du mouvement des collectifs, de la LCR restent au fond différentes. Nous avons cependant commencé à travailler ensemble.
Nous voulons continuer car nous pourrons agir en commun dans bien des domaines, si aucun des mouvements ne cherche à faire des participants d'autres organisations des supplétifs.
La présentation d'une liste Gauche alternative écologiste et féministe aurait été une avancée car cela nous aurait aidé dans la construction au niveau local de cette gauche alternative qui se
cherche.
Nous continuerons bien sûr avec les moyens que nous avons, dont le blog que nous avons créé, à intervenir, par des réunions ou des actions-culturelles-débats, à rassembler les personnes qui
veulent participer à la transformation sociale.
Nous organisons dans l'immédiat en commun une réunion le 5 mars, avec la présence de Jean-Jacques Boilaroussie, Directeur de publication de Rouge et vert, le journal des Alternatifs, si
cela ne prive pas une autre liste d'un soutien qui lui serait utile. Nous espérons que d'autres intervenants pourront participer.
Les axes du projet sur lequel nous nous sommes mis d'accord sont les suivants :
Pour que le politique puisse être réinvesti, il faut changer le rapport du politique au social, Il faut changer les règles du vivre ensemble c'est à dire la constitution française. La
démocratie active (participative) est le moyen (et la fin) de la construction de ces nouvelles règles.
C'est le premier axe de notre projet.
Le second est construit autour de développement des services publics comme moyen d'une reproduction transformée de la "formation sociale".
Cela lie aussi le local au national.
Le troisième axe tourne autour de la question de l'urbain et de l'urbanisation (l'aménagement urbain). C'est un axe important où se nouent le rapport à l'écologie et le
rapport au patrimoine. c'est là que l'on peut commencer à construire la résistance à la logique productiviste soutenue par l'idéologie économiciste, en posant les questions du logement,
des transports, de l'activité sociale et pas seulement économique, en terme de "cohérence territoriale" où toutes les échelles locales, nationales, européenne, sont en jeu.
Il faut enfin ne pas oublier les questions altermondialistes (quatrième axe).
L'approche par la "cohérence territoriale" est essentielle.
Vouloir répondre à des besoins, répartis en catégories, revient à une logique de l'offre et de la demande et, par exemple, répondre aux besoins en logements dans chaque commune, pour chaque
commune chacune de son côté, c'est continuer à augmenter la demande en transports, c'est permettre aux entreprises de trouver des travailleurs qui acceptent de prendre à leur charge de plus en
plus de temps de déplacement et de limiter leur vie à "dodo, métro (ou auto) boulot", à promouvoir la construction de tours, à accepter pour les banlieusards proches de Paris la noyade sous le
béton avec un centre parisien, patrimoine haussmanien, qui deviendrait ghetto des riches et espace de l'industrie touristique. Sommes nous pour le développement d'une mégalopole ?
Consultez les pages projet municipal et apportez vos contributions.
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